Point sur mes connaissances

sur la seigneurie d’Andilly

et l’hotel de Belmont.

PROJET


Les factum pour Nicolas Le Prevost expliquent que Belmont constitue l’hotel seigneurial d’Andilly le Haut, séparé de la seigneurie au milieu du 17eme siècle quand la famille Arnaut réuni Andilly le Haut et Andilly le bas suite à une sentence de décret du 17 avril 1660. A ce moment là, Nicolas Le Prevost oncle des dernières propriétaires acquiert l’hotel seigneurila par retrait lignagier.
Il faut donc différencier l’histoire de la seigneurie d’Andilly et celle de son fief principal Belmont. A vrai dire il faut encore faire la différence avec l’histoire du chateau de Belmont. Actuellement on lit souvent que le chateau date de la fin du 16ème siècle et qu’il est la propriété des Robinot depuis 1604.
Les éléments que j’ai pu découvrir me laisse penser que si la famille Robinot est bien propriétaire à Andilly depuis cette époque, elle n’était pas alors propriétaire du fief de Belmont. Le fief n’échoiera à la famille par héritage qu’à une époque comprise entre 1712 et 1729.

La seigneurie
Les sources 1 à 3 du 19ème et du 17 eme siècle font remonter la seigneuried’Andilly  à Jean Fromont sieur de Boissy d’Eaubonne... Les factum des Le Prevost des années 1670 se basent sur le fait que sa fille ou sa petite fille Jeanne épousa un Jean Le Prevost.
De ce couple sont notammnt issus une partie de la famille Lefevre tant d’Eaubone que d’Ormesson, dont est issu Olivier juge de Fouquet et notre académicien Jean d’Ormesson.

Andilly reste dans la famille Le Prevost par les mâles jusqu’en 1610 date à la quelle la seigneurie est séparée entre Andilly le Haut et Andilly le Bas.
Andilly le Bas est vendu à Marion avocat qui le cède à sa fille Catherine Marion qui épouse Robert Arnaud d’Andilly patriarche de la famille qui fourit au Jansénisme la réformatrice de Port Royal Angélique, sa soeur qui fut aussi abbesse à sa suite, Antoine Arnaud le théoricien de Port-Royal.Entre cette époque et 1660 la seigneurie d’Andilly le Haut appartient à Le Prevost puis à ses trois filles Catherine épouse de Charles Danye, Madeleine épouse de Jean Le
Laboureur de la famille des bailli de Montmorency dont est issu Claude généalogiste des masures de l’Ile Barbe, Jean historien, Louis piètre poète impliqué dans la querelle des anciens et des modernes...
Le 17 avril 1660 la seigneurie est saisie sur la succession de Catherine Le Prevost et Charles Danye. Elle échoit à Robert Arnaud d’Andilly qui rassemble ainsi Andilly le Haut et le Bas.
En 1667, il décide de se séparer du monde et entres aux Granges de Port Royal, il vend Andilly 50 000 écus à Aubry.

Cependant tous les attributs de la seigneurie n’ont pas échappé au Le Prevost. Ils en conservent deux majeurs. Tout d’abord les droits de pressoir qui étant la propriété de la branche de Claude Le Prevost n’ont pas été saisi en 1660.
Ensuite, une partie de la préséance en l’église d’Andilly, outre le droit de se faire inhumer dans la chapelle saint Michel aux armes de la famille et dont dispose encore Jean Nicolas Le Prevost en 1708 comme le prouve la mention dans son testament, la famille a défendu et gagné le procès avec le seigneur Aubry lui donnant le droit de recevoir elle et ses gens l’eucharistie juste après le seigneur d’Andilly mais avant ses domestiques.
 

Le fief

Comme nous l’avons dit le fief de Belmont constituait jusqu’en 1660 l’hotel seigneurial d’Andilly le Haut. Charles danye sieur de Belmont par sa femme Catherine Le Prevost fait à son décès l’objet d’une sentence de licitation.  Il est racheté par retrait lignagier par Nicolas Le Prevost.
Si les éléments précédents sont issus de travaux historiques précédents et des factum des procès du 17ème et peuvent êytre soumis à caution.
La suite est issue d’actes du minutier central et est donc plus précisement sujet à vérification. Malheureusemnt, la famille Le prevost à la fin du 17ème confiait ses actes de notaires à dont les minutes sont perdues. je n’ai donc pas eu accès au contrat de mariage ni aux inventaires après décès de Nicoals Le Prevost et Marie Paniquiny son épouse.

Celui-ci a trois enfants l’aîné Jean Nicolas époux de Marguerite Legendre décède sans enfant le 22 avril 1708. La seigneurie échoit à son frère Léonard secrétaire du roi comme le prouve le partage avec sa soeur.
léonard décède aussi sans enfant a une date que je ne connait pas. Mais la seigneurie fait partie du partage de 1729.
Via sa mère Marie Madeleine Le Prévost, c’est Nicolas Robinot avocat et secrétaire du roi qui hérite du titre de sieur de Belmont. Via son fils Nicolas  Robinot, qui hérite à la mort de son père en 1735, Belmont arrivera à la révolution toujours dans la famille Robinot. Et lorsque Nicolas est nommé maire d’Andilly en 1790, il organise dans l’hotel familial un banquet républicain.

Le chateau

Quant à identifier le fief et le chateau actuel, je resterai encore prudent. Car c’est là précisement démentir la tradition historique parvenue jusqu’à nous. Que connaissons nous de Belmont tel qu’aujourd’hui.  Avant les propriétaires actuels hoteliers, le domaine fut une maison de retraite confiée à des soeurs. Auparavant elle abrita l’auteur de l’Aiglon dont la famille tenait la propriété de Tayllerand. La première propriétaire continue jusqu’à présent est donc la cantatrice ... Il reste une lacune entre 1735 et 1790 pour confirmer la nature précise du chateau.

Car il est vrai que les Robinot doivent être propriétaire à Andilly depuis le début du 17ème. Le premier à acheter là est Nicolas Robinot epoux de Marie Besançon probablement implanté à Provins. Dans son inventaire en 1648, on trouve une maion à Andilly. De même son fils Louis titulaire d’une charge de procureur des vivres des armées et campagne est aussi propriétaire à Andilly à son décès ( inventaire de 1668). Notons qu’un procès verbal d’arpentage existe et qu’il situe la propriété Robinot en voisin de Belmont tant et si bien que les Robinot sont propriétaires, je ne sais encore pourquoi d’une partie de l’enclos. Et chateau Gaillard est cité dans un des actes.
Après Louis, c’est Marc Antoine qui épouse Marie Madeleine Le Prèvost qui hérite de ses terres et maisons. Il aura deux fils Nicolas qui héritera de Belmont, Marc Antoine qui épousera tardivement une de mes ancêtres, et deux filles marie Madeleine épouse Tournier du Pouget qui vivra à evreux et épouse de Pierre.

En conclusion à ce jour, il n’est pas possible d’identifier le chateau de Belmont dans mes recherches avant 1790. Mais je suis en mesure d’établir que les Le Precost restérent de maièe continue propriétaire du fief de Belmont de la fin du 15ème siècle au début du 18 ème siècle à la mort de Léonard Le Prèvost.

La famille Le Prévost

Elle est très anciennement implantée dans la région. Elle descend en effet de Jean Le Prevost epoux d’Anne Fromont qui acquiert par héritage de sa femme, les seigneuries d’Andilly, Eaubonn, probablement Boissy à taverny. La famille alliée aux Le Laboureur est décrite dans les Tombeaux des Personnes Illustres de Jean Le Laboureur, probablement dans la Chesnaye Dubois. Ils sont à une époque propriétaires de la seigneurie d’Amboile, qui échoiera par héritages aux Lefevre d’Ormesson et deviendra Ormesson sur Marne.
 

Les Robinot

La version habituelle cite les Robinot comme propriétaire depuis 1604. Les Robinot de Belmont descendent de Nicolas Robinot notaire au Chatelet de 1688 à 1648. J’ai connaissance d’un acte de 1607 d’achat en son nom d’un bien à Andilly. Dans son IAD de 1648, il est propréiataire à Andilly. Il serait par ailleurs de famille avec Charles Danye époux de Madeleine Le Prévost lors de son mariage en 1628. Malgré un partage avec son frèe d’une maison à Provins. Il est donc sur que les Robinot sont présents à Andilly depuis au moins le début du 17ème siècle.
Après le déces de son fils Louis Robinot en 1668, un procés verbal d’arpentage à été réalisé il prouve que les Robinot son propriétaires d’une maison a coté de Belmont. A cette époque, les Robinot sont propriétaires probablement de chateau gaillard. Mieux ils sont propriétaires d’une partie du clos de Belmont. C’est une époque juste postérieure à la saisie réelle sur Charles Danye, qu’il conviendrait de consulter.
C’est le fils de Louis, Marc Antoine qui épousera une fille Le Prévost et dont le fils Nicolas deviendra sieur de Belmont en 1729. Il blasonne dans le nouveau d'Hozier d'argent à fasce de gueule chargé de trois étoiles d'or Paris II, 1
 
 
 
 

Sources :

- Le tour de la vallée de Charles Lefeuve Dumulin Paris 1856 disponible sur la bibliothèque électronique Gallica de la
Bnf. notice FRBNF38837815, p352 à 355
- BNF : factum pour Nicolas Le PREVOST sur les droits de préséance en l’église d’Andilly :
- BNF Factum pour Nicolas Le PREVOST pour les droits de pressoir
- Terrier d’Andilly pour Guillemette Le Prevost veuve Le Prevost : Archives nationales Minutier Central /ET/IV
- Favre Lejeune : Les secrétaires de la grande Chancellerie, Robinot,  Le Prevost et Midy
- article Nicolas Robinot de la base de données des catalogue de bibliothèques
- Livre sur Andilly 1992
- site web sur les chateaux de Tayllerand
- Nouveau d’Hozier Paris
 

Actes concernant les Le Prévost
 En série Y :
- sentence de décret sur Charles Danye du 7/4/1667 ( non recherché)
- insinuation du Contrat de mariage - CM Marc Antoine Robinot Marie Madeleine Le Prevost devant Le Chanteur
12/03/1676 minute perdue ( non cherchée)
Au minutier ;
- 1584 à 1588 huit actes de vente d’Eaubonne à Olivier Lefevre
- 1620 Acte de vente d’Andilly le bas à Robert Arnaud
- IAD Jean Nicolas Le Prevost en 1712
-IAD Nicolas Le Prevost Pellerin 15/10/1696, minute perdue
- Partage 19/04/1698 idem
 

Actes concernant les Robinot
- contrat de mariage Nicolas Marie Besancon 1688 minute perdue
- IAD 1648
- Partage 1648
- CM Anne Robinot Thomas CARTIER ( fichier du minutier central sur les notaires)
- Contrat de mariage Louis Robinot Vigneron 8/2/1626 LI/
- IAD Louis Vigneron 1668
-IAD Madeleine et Guillaume Robinot
- CM François Robinot -Françoise Piget
- IAD François Robinot
- CM Madeleine Robinot Louis Le Laboureur 18/02/1648
- IAD Florent Robinot 1709
- CM Robinot Midy 1713
- IAD Nicolas Robinot 1735
- CM Robinot de Fontaine-Péan 1724
- Partage Marc Antoine Robinot 1761