La famille Prou

La famille Prou est citée dans deux actes concernant les de la Noue. Il s'agit d'une famille d'artiste ayant travaillé pour les batîments du roi et citée assez souvent dans les ouvrages d'histoire de l'art. Ma source principale provient des articles sur Jacques Prou et Mathieu Lespagnandelle sculpteurs dans F.Souchal et A.Jal.

Dans la famille sont identifiés :

On peut se poser la question de liens familliaux avec d'autres personnes au service des Batiments du Roi. retrouvé dans J. Guiffrey, les comptes des batiments du Roi sous le règne de Louis XIV, qui éditent un à un tous les paiements des batiments du Roi de 1661 à1709. Enfin, j'ai identifié un Charles, maitre chandelier qui me parait intéressant.
 
 

Dans le contrat de mariage de Jacques de la Noüe et Marie Dupré en 1669, un Jacques Prou est cité comme témoin, menuisier ordinaire du roi et semble-t-il cousin germain du marié.
Ce Jacques Prou est repéré une bonne conquantaine de fois dans le livre de J. Guiffrey sur les comptes des batiments du Roi. Il est identifié dès 1664 pour des croisées dans la galerie de peinture, puis très régulièrement jusqu'à un paiement du 16 janvier 1684 pour des travaux dans l'atelier des Sieur Coizeaux aux Gobelins.
La référence suivante est un paiement du 8 septembre 1686 de 500 livres à ces héritiers à compte des ouvrages de l'escalier de Monseigneur.
Enfin, pour confirmer que les délais de paiement de l'Etat sont long et appoter une pierre à l'affirmation que Versailles à été construit à crédit, le 18 avril 1712, les dits héritiers percevront le solde pour des travaux effectués à versailles en 1683 et 1686 dans les grands communs et au petit escalier du cabinet des bijoux de feu Monsieur le dauphin.
On peut donc dire que Jacques Prou est mort en 1686.
Une rapide exploration permet de citer quelques une des chantiers  par lesquels il a participé à l'édification de Versailles : dans la grande aile de Versailles en 1681 et 1682, dans le saolon du bout de la galerie en 1682, dans la salle attenante à celle des gardes de la reine, dans le petit cabinet où l'on range la chaise percée du Roi, pour les pavillons utilisés pour couvrir les orangers du Trianon, au chenil ...

On retrouve par ailleurs une citation de Jacques Prou,  menuisier ordinaire du roi, mari de Marie Enguerrand, à Jossigny pour un contrat chez Joubert le 4/04/1679.
Il est cité dans un acte, répertorié sur Jossigny  de mis en rente d'une grange à Jossigny au profit
Dans le contrat de mariage de son fils François en 1695, un autre Jean Prou est cité. Il est  intendant de la maison royale des Gobelins.
Dans les terriers de Jossigny, un Jacques Prou est cité avec référence à deux actes, l'un chez Valet le 4 novembre 1677 n'est pas très intéressant. Signalons quand même, qu'il était classé au 4 octobre à cause d'une grosse rature sur la date. Je pense que cette rature est due au fait que l'acte a été préparé en octobre, mais que Claude Cadot ne s'est pas déplacé de Jossigny assez tôt. L'autre acte chez Valet en date du 10 janvier 1702 ( ET/XI/367) est, en revanche, particulièrement intéressant. Il concerne le rachat de la grange mise à rente par le contrat précédent. Mais surtout il permet de prouver que Jacques Prou, valet de chambre de feu Monsieur frère du roi est bien le fils du premier Jacques. N'oublions pas de dire que Jacques Prou, le fils habite le chateau royal des Gobelins, gageons qu'il ne fait qu'imiter son père. Mais l'acte nous apprend aussi qu'il a une soeur....

... Henriette femme de Nicolas de Vitry, lieutenant des chasses royales de Fontainebleau. Un acte dans la même liasse permet de reconstituer toute la famille de Vitry : 9 frères et soeurs à Nicolas.

Si les choses s'en arrêtait là, j'aurais déjà apprisbeaucoup en août 2002. Mais en plus à partir du patronyme de Vitry, la base Arno permet de retrouver le partage après décès de Nicolas de Vitry réalisé par son neveu Charles Brelut de la Grange notaire ( ET/XI/574 du 23/1/1751). Et en suivant cette piste, j'espère trouver son mariage et d'autres renseignements sur les Prou puis les de la Noüe.

Par ailleurs la base Arno donne pour 1751 trois références à un ( Louis) Charles Prou maître chandelier, qui me semblent intéressantes. Le 21 juillet 1751 rachat d'une rente à Louis Josse conseiller en la cour des eaux et forêts ET/XVIII/618. Le dit Josse est probablement l'héritier des maisons et possessions de Jacques de la Noüe rachetées par son beau-père en 1699. Les deux autres actes le 12 juillet 1751 quittance de rachat d'une autre rente ET/LXXXVII/1007. Et enfin dans la même liasse, le 11 juin 1751 un mariage avec Marie Catherine Louise Jouet.

Bibliographie :